Le livre d’Esther: un livre qui ne parle pas de Dieu

Dans notre Église, nous avons eu l'occasion de parcourir le livre d'Esther en 9 rencontres des groupes de maison (si ça vous intéresse, voici le matériel utilisé pour ces rencontres). Voici une série d'articles dans laquelle j'aborderai quelques éléments marquants du livre.

Avec ce premier article, je parlerai d’une des plus grandes particularités du livre: le fait qu’il ne parle pas de Dieu.

Un livre qui ne parle pas de Dieu

Si vous lisez le livre d’Esther, vous constaterez qu’il ne mentionne jamais Dieu. De plus, il ne fait référence ni au culte, ni au temple, ni aux sacrifices, ni à la Loi, ni aux sacrificateurs, ni à aucune pratique religieuse ayant cours en Israël à l’exception du jeûne (Esther 4.16).

Esther et Mardochée font preuve de courage et sauvent le peuple juif, mais ils ne sont ni des exemples de foi, ni des exemples de piété, ni des exemples d’obéissance.

En ce sens, on pourrait dire que le livre d’Esther raconte l’histoire d’une juive expatriée à Suze, très bien adaptée à la culture (puisqu’elle est devenue l’épouse du roi) que Dieu va utiliser pour sauver son peuple.

Un livre où Dieu agit de manière invisible

Mais même si Dieu n’est pas mentionné, il agit de manière invisible à plusieurs reprises. En particulier, en deux moments:

  1. En Esther 3.7, lorsqu’Haman jette le sort. Dieu accorde le délai maximum pour éviter le génocide.
  2. En Esther 6.1-2, lors d’une nuit où tout bascule, le roi Assuérus ne parvient pas à dormir, il se fait lire les archives du royaume. Il tombe sur un passage relatant les hauts faits de Mardochée quelques années plus tôt. Dieu permet (1) l’insomnie du roi, (2) son choix de se faire lire les archives et (3) le fait qu’on lui remémore les actes de Mardochée. C’est le point de départ de la libération.

Mais de manière plus générale, Dieu est le grand héros de ce livre. L’ensemble du livre prend la forme d’un retournement de situation. Le peuple de Dieu est menacé, mais Dieu lui donne la victoire. Mardochée devait être pendu, mais c’est Haman qui sera pendu à la potence-même où il projetait de pendre Mardochée.

Un livre où les personnages n’ont pas conscience de leur rôle

Esther et Mardochée sont des héros à la fin du livre. Ils savent qu’ils agissent pour le bien d’Israël. Mais ils n’ont pas conscience de la portée messianique de leur action. Ils ne se rendent pas compte qu’ils ne sauvent pas uniquement un peuple, ils sont les instruments de Dieu pour sauver une lignée messianique. Autrement dit, ils sauvent le monde.

Cet article est le premier d’une série. Le suivant expliquera comment le livre d’Esther est pertinent pour tous.

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Jonathan Meyer

Jonathan Meyer est pasteur à l’Église de l’Action Biblique de la Servette à Genève.

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